De la gratitude pour mieux gérer le confinement... et l'après

Ca y est, nous sommes contraints de rester chez nous. Et si on cultivait la gratitude, chacun à notre façon, pour remercier ceux qui nous font du bien et réguler notre anxiété ? A quoi sert la gratitude ?

Sur le devant de la scène depuis quelques années et popularisée par la psychologie positive, la gratitude est tout sauf une notion « bisounours » vide de sens. C’est une émotion forte dont les bienfaits sont à la fois psychologiques et physiologiques.

On en fait tous l’expérience plus ou moins fréquemment, avec plus ou moins d'intensité. C’est ce qu’on ressent quand on éprouve une reconnaissance sincère et désintéressée face au geste de quelqu’un qui nous touche, en aidant des personnes ou en contribuant à un projet, ou tout simplement en s’ouvrant aux petits bonheurs de l’existence. C’est un état d’esprit qui permet d’accueillir pleinement notre interdépendance.

Comme un entraînement sportif qui favorise le bien-être, la cultiver engendre des effets concrets* :

  • diminuer les sensations de stress et d’anxiété

  • améliorer la qualité du sommeil

  • réduire les maux de tête et de ventre

  • augmenter notre degré de satisfaction général face à la vie

  • favoriser le développement de l’optimisme

  • générer un sentiment de bien-être durable


Alors oui, écrit comme ça, ça ressemble aux papiers des marabouts distribués à la sortie du métro 😊 La différence, c’est qu’il n’y a rien de magique ou miraculeux.

Il s’agit en fait d’apprendre à changer notre regard sur notre vécu et l’orienter petit à petit vers ce qui nous rend reconnaissant, donc vers ce qui est source de ressentis positifs. Ce qui s’avère particulièrement utile en ce moment pour ne pas sombrer dans le catastrophisme et paniquer entre nos quatre murs.

Concrètement, on fait quoi ?

On va prendre nos perceptions et notre cerveau par la main et leur indiquer une autre voie pour contourner notre biais de négativité qui lui s’attarde sur ce qui nous inquiète. On commence par se détendre, ce n’est pas un défi mais un plaisir qu’on s’autorise : tout peut être matière à gratitude !

🔎 On va prendre le temps d'observer avec attention ce qui se passe bien dans nos journées. Remarquer les moments, les personnes, les sensations qui nous apportent du bon et du mieux. Prendre conscience de tout ce qui nous plaît. De tout ce qui nous émeut. De ce qui nous donne une impression d’accomplissement ou de don. Bref, de tout ce qui est réellement important pour nous.

📝 En fin de journée, avant de nous coucher, on peut noter la liste de choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants, sous la forme qu’on veut : dans un journal prévu à cet effet ou un simple carnet, sur notre téléphone, sur un tableau à afficher… On peut le faire seul ou avec nos proches pour partager ce qui est sorti du lot et en profiter pour leur dire ce pour quoi on les remercie.

Finalement, c’est ce que nous faisons déjà en applaudissant chaque soir à 20h les soignants qui s’engagent à nous rendre service et sauver les plus vulnérables dans des conditions difficiles (et on a bien raison) !

Alors continuons cette dynamique vertueuse et faisons la grandir dans nos quotidiens pour nous rapprocher ensemble de l’essentiel.


* source : Rebecca Shankland, La psychologie positive, Dunod 2014, p. 131

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